Médiation(s) Santé Femmes

Médiation en santé, médiation linguistique, médiation numérique.

La recherche sur les Inégalités Sociales de Santé

Flyer recherche Inégalités Sociales de Santé
La recherche souhaite éclairer le rôle de la langue dans les discriminations vécues par les femmes exilées en France.
Notre ambition est d’enrichir le corpus de recherche des Inégalités Sociales de Santé (ISS).
Nous souhaitons y contribuer en documentant les discriminations subies spécifiquement par les femmes et en y incluant l’articulation avec la maîtrise de la langue française.
 
En effet, les difficultés d’accès aux soins pour les femmes sont documentées depuis plusieurs décennies par les sciences sociales. Il en est de même pour les difficultés rencontrées par les personnes exilées dans leur accès aux soins. En revanche, les difficultés d’accès aux soins des femmes exilées ne sont que peu documentées.
Quant à la langue, elle reste souvent un sujet secondaire, voire absent.

Les axes de la recherche

La recherche

La recherche-action permet de documenter un sujet qui ne l’est pas, tout en outillant les personnes concernées.

Le volet recherche

L’étude comporte deux axes spécifiques :
– en quoi l’absence de langue commune complexifie le parcours de soins des femmes allophones ?
– quelle place prend la langue dans les Violences Obstétricales et Gynécologiques (VOG) ?

Le volet action

Par ailleurs, nous souhaitons améliorer l’accès à cinq outils de communication :
TraLELHo
TraducMed
Medipicto AP-HP
Médiglotte
Imagier Santé des femmes

Les constats préalables de la recherche

Les constats

Un angle mort dans Inégalités Sociales de Santé

Inégalités sociales de Santé

En France, “la proportion de soins sous-optimaux est plus grande parmi les femmes étrangères (78%) que parmi les Françaises (57%), différence encore plus marquée pour les femmes nées en Afrique subsaharienne (95%) » (Santé Publique France). Ainsi, les Inégalités Sociales de Santé (ISS) ne concernent pas uniquement l’accès aux soins mais perdurent dans la prise en charge et le suivi de ces soins, qui est différenciée et discriminante.

Les femmes exilées sont l’un des groupes sociaux les plus concernés par les ISS. Parce qu’elles sont femmes, souvent précaires et ne connaissent pas ou peu la langue et les codes français, l’accès à des soins de qualité leur est particulièrement difficile. En effet, pour ces femmes, chaque étape de l’accès aux soins représente un obstacle pouvant porter préjudice à leur santé.

Pourtant, si les difficultés d’accès aux soins pour les femmes et pour les exilées sont documentées par la recherche depuis plusieurs décennies, les difficultés d’accès aux soins des femmes exilées le sont moins. Or, la combinaison des facteurs de genre et de parcours migratoire est déterminante dans l’amplification des ISS : parce que les femmes souffrent de pathologies spécifiques et parce qu’en raison de leurs parcours migratoires elles subissent davantage de discriminations au sein de la société française (Kachoukh 2014) et dans le milieu médical (Cognet 2018 ; Dergham et Charles 2020)

Un axe dédié aux Violences Obstétricales et Gynécologiques

Les VOG

De manière complémentaire, nous souhaitons enquêter spécifiquement sur les ISS dans le domaine obstétrical et gynécologique, afin de produire des dispositifs et des outils qui permettent de réduire l’impact de la ségrégation et des discriminations sociales sur la santé. Les femmes étrangères sont à l’origine de presque un quart des naissances sur le territoire français (Insee 2018), mais leur suivi prénatal, postnatal et lors l’accouchement est souvent inadéquat.

En particulier, les femmes originaires de certains pays d’Afrique subsaharienne, d’Asie du Sud-Est et d’Amérique du Sud ont une mortalité 2,8 fois plus élevée que celle des femmes nées en France (ENCMM 2021).

Une des causes la plus évidente des Violences Obstétricales et Gynécologiques (VOG) envers des femmes étrangères reste la différence linguistique. La communication verbale est très importante dans la prise en charge médicale : la non-maîtrise ou le non-partage d’une lingua franca peut en effet mener à des soins inappropriés ou de moindre qualité et à une discrimination du patient. En particulier, il s’avère très difficile de recueillir un consentement libre et éclairé, explicite et constant, quand la patiente est allophone.

En effet, l’incompréhension linguistique ne permet pas à la patiente de participer à la définition de sa propre problématique médicale ou de son parcours de soin et d’être l’actrice de sa prise en charge (Bouznah et de Pury, 2009). Ainsi, la problématique linguistique souligne la dissymétrie de pouvoir présente dans la relation de soin, ce qui porte à la discrimination de la patiente.

La bibliographie

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